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Coteau et château de la Madeleine

Groupe de travail "Coteau et château de la Madeleine"

Ce groupe de travail a pour mission:

  • L'évaluation des risques de glissements de terrains, rupture globale de pente liée aux derniers épisodes orageux. 

  • De contribuer à la définition de solutions afin de préserver ce site remarquable.

Le 16 mars dernier, Madame le Maire, Anne HERY LE PALLEC, et Monsieur Bernard TEXIER, chargé des travaux, des espaces publics et des réseaux, ont reçu Monsieur Gilles DERVAUX, Président de l'APESC et Monsieur Guy AVRIL, spécialiste des études géotechniques.

L’APESC a présenté l’état de dégradation important de la butte de la Madeleine au droit des grilles et au droit de la barrière sur le chemin Jean Racine. Les quantités d’eau sont très importantes des loupes de glissement sont en cours de formation comme l’illustre le schéma et les photos ci-dessous.

L’APESC présente aussi l’état des constatations sur les rigoles de collecte des eaux pluviales des terres de la Madeleine (50ha) qui sont obstruées par les limons (buses de DN 500 à 900) alors que cet écoulement via ces rigoles à faible pente cheminant vers Trottigny permettrait de capter en amont les apports des terres cultivées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les neuf recommandations formulées par l'APESC:

Six premières propositions de mesures urgentes, conservatoires de court terme

  1. Entretenir les ouvrages existants de régulation des eaux pluviales sur le plateau de La Madeleine,

  2. Remplacer quelques avaloirs à grille par des caniveaux et exutoires,

  3. Suspendre/réduire le trafic routier sur le sentier Jean Racine après le parking route de la Brosse en rendant effectifs les arrêtés municipaux de 2019 et 2020 lesquels ne sont pas respectés,

  4. En complément du point 3, fermer la barrière en bois pour que son ouverture soit l’exception, et la maintenir fermée par défaut en permanence,

  5. Compléter les points 3 et 4, dans toute la mesure du possible, par un portique de 2 mètres de haut,

  6. Limiter les apports d’eaux pluviales vers le parking, le ravin qui le borde et le château de La Madeleine,

 

Trois propositions de moyen terme

  1. Conforter le mur de soutien du chemin des Remparts,

  2. Reconstituer un système racinaire, garant de la tenue des sols sur un coteau en sable, à forte pente : Replanter des arbres d’une essence bien adaptée,

  3. Missionner un Bureau de Maitrise d’œuvre compétent en confortements des sols sableux.

En savoir plus

 

La Mairie s'est engagée à curer les buses passant sous les 4 chemins ruraux du plateau et à demander aux propriétaires des champs de curer les fossés et de rétablir la bande enherbée. Il est aussi nécessaire d'établir des points hauts franchissables formant talus au niveau de chaque chemin.

L'APESC estime que cette étape va dans le bon sens pour capter une grande partie des apports en eau lors des orages et tentera d'informer conjointement avec la Mairie les autres propriétaires dont leur terrain est traversé par le fossé de la nécessité de l'entretenir et du risque d'inondation de leurs parcelles s'ils ne le font pas.

L'APESC insiste sur la nécessité de collecter aussi les eaux pluviales arrivant au droit des grilles, près de l'entrée du château afin de ne pas les précipiter dans la pente qui atteint 79%.

L'APESC reste en contact avec la Mairie et est prête à l'accompagner si le besoin se faisait sentir d'une présentation ou d'une information.

Les considérations ci-dessus s'appuient sur le Diagnostique géotechnique G5 et Etude de conception G2 AVP AVP intitulé "Etude de la stabilité des talus au château de la Madeleine" réalisé par le cabinet d'ingénierie SEMOFI en date du 26/04/2021 pour le compte de la mairie de Chevreuse.

Localisation sur la vue aérienne de l'éboulement dû à un orage

L'étude de stabilité conclue:

"En conclusion, le site se trouve en état de stabilité précaire vis-à-vis d’une rupture globale de la pente. Dans tous les cas, les terrains de couvertures ne possèdent pas les propriétés suffisantes pour garantir la stabilité. " 

 

La conclusion de diagnostic et les mesures confortatives stipulent:

"Afin de prévenir d’éventuels futurs glissements, un suivi des potentiels mouvement sera réalisé sur les inclinomètres installés sur le site dans les sondages SD1, SD2 et SD3. Il permettra de retracer de façon régulière l’évolution d’une potentielle amorce de glissement profond et de suivre son évolution, le cas échéant. Ce suivi aura un caractère préventif et permet, pour le moment, de s’affranchir de mesures de confortement du site (type clouage, banquettes, etc.). D’éventuelles solutions de confortement du talus pourront être envisagés à la suite des premiers résultats des mesures d’inclinomètres.

Nous recommandons néanmoins de procéder à une politique de gestion des eaux pluviales par une collecte amont avec infiltration au sein des Sables de Fontainebleau relativement perméables.

Par ailleurs, nous recommandons la réalisation d’une levé GPS précise et complète du site, réalisée par un géomètre expert, avec un éventuel suivis de la géométrie du talus au cours du temps."

 

Les premières décisions mises en œuvre aussi bien les mesures par inclinomètres concernant la stabilité du talus que les opérations de nettoyage des buses vont dans le bons sens.

 

Bref historique qui atteste de la fragilité de ce site et des précautions à prendre:

Glissements de terrain ou effondrements survenus sur le coteau de La Madeleine à Chevreuse et au Château de La Madeleine depuis le XVème siècle :

 

 Au 15ème siècle: effondrement de la partie Sud du donjon du château (2 travées sur 5), consolidation par 2 importants piliers ou contreforts au sud sur l'édifice

 

Au 18ème siècle : nouvel effondrement du pignon Sud du donjon. Renforcement par un troisième pilier médian commandé par les Dames de Saint Cyr.

 

1720-1750 : le corps de ferme formant cour intérieure est reconstruit au 18eme siècle, plus à l'écart du ravin, et en partant de la tour des gardes, avec création/extension du mur des remparts actuels avec ses contreforts. Remblaiement d’une surface gagnée sur le coteau pour recréer un nouvel accès au château qui est aujourd’hui à l’extérieur de la cour intérieure ou basse-cour. Reconstruction qui est à l'origine de la configuration actuelle de la cour commune du château et de ses maisons d'aujourd'hui. Le mur des remparts (de soutènement du chemin Jean Racine) ne couvre malheureusement qu'une partie du ravin.

3 juin 1930 : orage dans la Vallée de Chevreuse qui entraîna d’importants glissements de terrain et la destruction de quelques maisons, depuis la Butte des Vignes et des coulées de boue jusqu’à 1,5 m de hauteur dans plusieurs rues de Chevreuse (articles de presse disponibles).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici ce qu'était le parking du château au début du XXe siècle

 

Vers 1960 : effondrement d'une partie d'un souterrain débouchant dans le mur des remparts et passant sous le chemin Jean Racine et se poursuivant dans un jardin. Effondrement survenu localisé sous le mur d'enceinte d'un des riverains. Interdiction par la Commune de Chevreuse de prélever du sable (de Fontainebleau) dans le bas du coteau sous les remparts.


En 1966 : comblement de l'ancienne mare devenue le parking. La Mare assurait autrefois un système de gestion des eaux pluviales par un effet tampon. Elle absorbait et limitait en se remplissant progressivement, la force des orages, puis se vidait progressivement et doucement par le volet ou écluse de trop plein quand elle atteignait la cote limite ou par évaporation. La mare servait aussi de lavoir. Ce système simple évitait l’eau du plateau de former un torrent vers le mur des remparts ou foncer directement dans le ravin avec la violence que l’on connait.

 

Années 1970 : le long du chemin Jean Racine juste avant le virage et le mur des remparts : basculement dans le ravin d'un portillon et des 2 piliers maçonnés qui le tenaient. Cette entrée, permet d'accéder vers un verger et un ancien tennis aujourd'hui en friche. Pour mémoire, l'emplacement de ce tennis correspond au lieu-dit du cimetière aux pauvres ou bois St Martin.

 

1979-1989 : travaux sur le château avec passages de camions qui ont sérieusement endommagé les murs de clôture des riverains (maisons de N. Fouquet, des Schlim et Dervaux le long du chemin Jean Racine – Multiples courriers officiels et constats d'huissiers).

 

1983 : effondrement dans la pente d'une partie du GR 11 (chemin du cimetière aux pauvres) sous le mur des remparts. La reconstruction de ce chemin a été faite en prenant une bande de terrain de 83 M2 cédée par un riverain à la Commune le 28 mars 1984. Cette partie de chemin, et notamment l'escalier en bois de 1984 s’effondrent à nouveau en 2018-2019 à cause notamment de la disparition du couvert végétal provoqué par le déboisement sévère du coteau et la mise en place d’un « éco pâturage en 2017 sur une partie du coteau).

 

 2005 : réfection partielle du mur d’enceinte du jardin de la maison d’un riverain , lequel menaçait de s'effondrer et pose de piliers renforts ou jambes de force en béton pour contenir l'inclinaison des murs d’enceinte, du côté du ravin. Travaux réalisés par les propriétaires.


Depuis 1985 : compte tenu du facteur aggravant du trafic excessif de véhicules à moteur allant au PNR, "maison du Parc" / château par le chemin Jean Racine (qui est censé être une liaison «douce» suivant les termes officiels), le mur des remparts se dégrade et ses contreforts se fissurent. En outre les murs d’enceinte de plusieurs riverains continuent également de se dégrader et s'enfoncer. Le chemin lui-même, le long du ravin s'incline dans le sens de la pente. Le phénomène est aggravé par le stationnement pourtant interdit de véhicules le long du ravin. L’étude géotechnique des sols d’avril 2021 démontre que le chemin Jean Racine vers le mur des remparts est composé en surface de remblais instables qui n’ont pas les propriétés mécaniques pour supporter une circulation de véhicules à moteur.

 

2014 – 2017 : déboisement sévère d’une partie importante du coteau, entre les boucles du chemin Jean Racine et celui du cimetière aux pauvres et mise en place d’un éco-pâturage ayant entraîné une disparition du couvert végétal sur une partie du coteau). Voir photos satellite sur Google Earth

 


En novembre 2017 : effondrement partiel du mur sous l'ancien pont-levis du château, à la jonction entre la passerelle et entre les deux tours du châtelet. Effondrement masqué peu après par des panneaux de contreplaqué, qui depuis ont été enlevés.

 

Juin 2018 : important orage ayant entraîné à nouveau plusieurs glissements de terrains, tous localisés à l’intérieur de l’enceinte de l’éco-pâturage, dont un glissement très important avec coulée de terre et de pierres visibles sur Google Earth. Ce glissement se situe à environ 6 mètres de la muraille du Château. Son ampleur est telle qu’il est visible sur les vues satellites de Google Earth (photos disponibles)

En outre, au pied du mur des remparts, dans l’axe du châtelet, il a été mesuré un recul de hauteur du terrain de plus de 1 mètre, laissant découvrir les semelles de fondation du mur des remparts

 

Mi 2018 :  décision d’arrêt de l’éco-pâturage, devant l’accumulation des désordres constatés.

 

2019 et 2020 : nouvelles fissurations et inclinaisons des murs d’enceinte des propriétés bordant le chemin Jean Racine entre le Parking et l’entrée du château.

Le chemin Jean Racine le long du mur des remparts se tasse et s’abaisse en plusieurs endroits et tend à partir vers la ville de Chevreuse selon un phénomène de fluage aux deux extrémités libres du mur des remparts. Les murs mitoyens des propriétés s’affaissent, s’inclinent vers le ravin, et se cassent également le long du chemin. (Photographies disponibles).

 

Décembre 2020 : plusieurs des 6 premiers contreforts s’écartent du mur des remparts qu’ils sont sensés retenir. Le 1er contrefort entre octobre 2018 et décembre 2020, en un même endroit a vu son écartement passer de 2,4 cm à 4,5 cm tout en s’enfonçant par rapport au mur. Le 6ème contrefort, est aussi en mauvais état avec sa partie supérieure qui se détache.

 

19 juin 2021 : Important orage ayant transformé le chemin Jean Racine en torrent entre la route goudronnée et le mur des remparts puis vers le château. Les rares écoulements pluviaux étaient bouchés par le sable et les graviers entrainés par le torrent. La petite maison au bord du chemin fait l’objet d’une déclaration de sinistre, l’eau ayant envahi le rez-de-chaussée. Le chemin s’est en partie ouvert avec une longue crevasse à la hauteur de cette petite maison (rebouchée depuis).

Nouvelles fissures -cassures des murs d’enceinte de jardins à l’angle au fond du jardin vers la borne.

 

De décembre 2021 à février 2022 : Réunions avec Madame le Maire de Chevreuse et les Services Techniques de la commune pour constater l’insuffisance d’un système de gestion des eaux pluviales aux abords du parking, vers le mur des remparts et dans toute la descente qui longe les murailles du Château vers la ville. Les derniers épisodes importants de pluie ont montré qu’une importante quantité d’eau provenant de la Madeleine converge dans le sens de la pente naturelle vers le parking (ancienne mare) et partait à la fois dans le ravin avec une force extrême et vers le mur des remparts, accélérant le ravinement du chemin et du coteau.

 Il a été aussi constaté l’absence totale de système de collecte des eaux sur le mur des remparts et dans toute la descente en contrebas du château.

 

Enfin il a été constaté que les fossés bordant les champs et la plaine sur le versant sud (côté Chevreuse) doivent être remis en état, et curés. Une buse ou collecteur qui traverse la route de La Brosse, pourtant d’un fort diamètre (environ 80 cm) est bouchée.

La conséquence est que l’eau des champs cultivés de la plaine (plusieurs dizaines d’hectares) converge largement vers le Château de La Madeleine, ce qui aggrave encore la situation décrite ci-dessus.

L’orage de juin 2021, à l’origine d’un arrêté de catastrophe naturelle, a entraîné ce torrent d’eau qui a ouvert le chemin Jean Racine (photos disponibles) et aggravé les ravinements du coteau en plusieurs endroits, et dans le ravin au niveau de l’exutoire des eaux pluviales. Ces ravinements constituent une menace renouvelée et maintenant permanente de glissements de terrains comme celui de juin 2018.

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3 Vue Google Maps Château et dégradations écopâturage sur chemin Jean Racine.jpg
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La mare Lavoir couleur.jpg